Assurance santé pour Chat ou Chien

AnimEd : les couts de la médecine vétérinaire

Gestion des frais et assurance vétérinaire

Si vous êtes propriétaire d’un chien ou d’un chat, vous le savez sûrement déjà : prendre soin d’un animal de compagnie n’est pas bon marché. Il y a bien sûr les frais liés à l’achat ou l’adoption de votre nouveau compagnon ainsi que d’autres coûts plus importants lors des premiers mois, ensuite il y a des frais annuels qui peuvent être plus ou moins constants, des frais qui varient en fonction de l’âge de votre animal et malheureusement, parfois des imprévus. Tout cela peut sembler décourageant, mais en étant conscient de tous ces frais potentiels, vous pourrez au mieux vous préparer pour être un propriétaire responsable.

Les coûts initiaux pour la santé de votre chat et de votre chien

Les coûts initiaux sont non seulement ceux liés à l’adoption du nouveau chien ou chat, mais aussi tout ce qui s’en suit. Beaucoup de personnes font l’erreur de dépenser beaucoup d’argent à l’achat de l’animal, sans penser aux autres frais et se trouvent alors incapable d’assumer le bon suivi de leur nouveau compagnon. 

Dans la semaine suivant l’adoption de votre compagnon à quatre pattes, il est conseillé de faire une première visite chez votre vétérinaire (à ce sujet, découvrez nos articles: La première visite de mon chaton chez le vétérinaire et La première visite de mon chiot chez le vétérinaire) pour faire un examen général et faire le point sur les traitements préventifs à effectuer durant sa première année de vie. S’il n’a pas encore de puce électronique, cette visite peut également servir à l’identifier. En fonction de l’âge de votre animal au moment de l’adoption, deux à trois vaccins devront être faits à intervalles de 3 à 5 semaines. Jusqu’à l’âge de 6 mois, les chiots et chatons doivent être vermifugés plus régulièrement qu’un adulte et un traitement préventif régulier contre les parasites externes est aussi important. (A ce sujet, vous pouvez lire notre article sur les traitements traitements vermifuges pour chiens).

La stérilisation ou la castration est obligatoire dans certains cas (chez tous les chats – mâles et femelles – en Belgique par exemple) et vivement conseillée dans d’autres. Il s’agit d’une discussion importante à avoir avec votre vétérinaire dès les premières visites. Cette intervention présente un certain coût qui est variable en fonction du type d’animal (chien ou chat, mâle ou femelle) et de son poids. Parfois, un problème de comportement ou de santé peut vous obliger à stériliser votre animal, même si vous n’aviez initialement pas prévu de le faire. 

Pour accueillir au mieux votre nouveau pensionnaire, il faudra aussi acheter toute une série d’articles : un panier ou un coussin, des gamelles, une laisse, un collier, une litière, des jouets, matériel de toilettage, etc (voir nos articles sur comment accueillir son nouveau chiot ou chaton) . 

AnimEd Solutions : les couts d'une visite chez le vétérinaire

Les coûts récurrents

Pour que votre animal soit le plus en forme possible, il faudra lui donner une alimentation de qualité. Celle-ci peut se présenter sous diverses formes, que ce soit des croquettes, du pâté, une ration ménagère ou autre. Une alimentation de bonne qualité permet de garder votre compagnon en bonne santé et ainsi de prolonger sa vie. Pour savoir ce qui conviendrait le mieux aux besoins individuels de votre animal, demandez conseil à votre vétérinaire. 

Outre une bonne alimentation, il est important de rendre visite à son vétérinaire au moins une fois par an. Lors de cette visite, celui-ci fera un examen général de votre chien ou chat, afin de s’assurer qu’il soit en bonne santé. S’il remarque quelque chose d’anormal durant cette visite, il pourra mettre en place un traitement rapidement ou prévoir des examens complémentaires. De plus, il établira un plan de soins préventifs comprenant le plus souvent les vaccins annuels et un traitement préventif contre les parasites internes et externes. 

Le toilettage professionnel régulier des chats et chiens à poils longs est aussi un coût à prendre en compte lorsqu’on choisit son nouveau compagnon. 

L’évolution des coûts avec l’âge de l’animal

En vieillissant, nos animaux de compagnie deviennent plus susceptibles à développer des pathologies chroniques. Il est donc important de continuer à faire des visites régulières chez votre vétérinaire, voire même d’en augmenter la fréquence. Votre vétérinaire pourra vous conseiller de réaliser des examens de dépistage (prise de sang, analyse d’urine, échographie, etc.) afin de déceler la présence d’une maladie avant-même l’apparition des premiers symptômes. Si une maladie chronique est diagnostiquée chez votre animal senior, un traitement de fond, un changement d’alimentation et un suivi régulier sera mis en place avec pour but de prolonger ou améliorer au maximum la qualité de vie de votre compagnon à quatre pattes. Même chez les animaux seniors en parfaite santé, il convient de changer d’alimentation. 

AnimEd Solutions: Vieux chien

Les imprévus

Même en essayant de se préparer au mieux, il y aura toujours des imprévus qui feront surface à un moment ou à un autre. Ces imprévus peuvent être divisés en deux catégories : les maladies aiguës ou chroniques et les accidents.

Aucun animal de compagnie, aussi bien chouchouté qu’il le soit, ne peut échapper au risque d’attraper une maladie plus ou moins grave. Certaines races sont prédisposées à certaines maladies, ce qui veut dire qu’ils auront plus de chances qu’un animal d’une autre race de les attraper. Ainsi, les bouledogues français sont plus à risque d’allergies, les chats persans sont plus à risque de développer des pathologies rénales, toutes les races brachycéphales sont à risque d’avoir des problèmes respiratoires. Outre les prédispositions raciales, il existe aussi toute une panoplie de maladies congénitales et des maladies infectieuses, dues à des bactéries, des virus ou des parasites. Ces maladies nécessitent très souvent des traitements intensifs qui passent parfois par une hospitalisation, voire une chirurgie. Dans certains cas, il s’agit de pathologies chroniques qu’il faudra traiter tout au long de la vie de votre compagnon à quatre pattes.

Les autres sources de frais imprévisibles sont les accidents. Qu’il s’agisse d’une coupure, d’un abcès, d’une boiterie ou de quelque chose de beaucoup plus grave comme un accident de la route ou une chute, nos animaux n’en sont pas à l’abri. Les coûts peuvent très vite monter et dans les cas les plus tristes (mais néanmoins plus fréquents que ce qu’on le souhaiterait) le propriétaire peut être forcé à prendre la décision difficile d’euthanasier son animal par manque de moyens financiers. Pour éviter d’en arriver à une telle situation avec votre compagnon adoré, il y a néanmoins des solutions.

Les solutions

La première chose à faire est de calculer les coûts approximatifs liés à la détention d’un animal de compagnie (y compris un supplément pour d’éventuels imprévus) avant de prendre la décision de l’adopter. 

Une fois que vous avez décidé d’adopter un nouvel animal, l’idéal est de faire une de deux choses : souscrire à une assurance pour animaux de compagnie ou ouvrir un compte d’épargne où vous verserez tous les mois une certaine somme réservée aux soins de votre compagnon à quatre pattes. Si vous optez pour cette solution, il faudra néanmoins être très discipliné. Le principal défaut de ce système est que vous serez toujours limité au montant que vous y avez déjà versé, contrairement à une assurance qui rembourse des frais qui peuvent dépasser ce seuil. Si vous optez pour une assurance, n’oubliez pas qu’il faudra y souscrire avant que votre animal n’atteigne un certain âge et soyez bien conscient de ce que l’assurance que vous choisissez vous propose concrètement. Si vous ne savez pas quelle assurance choisir, demandez conseil à votre vétérinaire qui vous aidera à trouver ce qu’il y a de plus avantageux pour votre animal.

Certains cabinets proposent également des plans de santé qui couvrent les soins préventifs. Il s’agit en général d’un forfait mensuel avantageux comprenant les vaccins et les traitements préventifs contre les parasites internes et externes. D’autres plans peuvent même aller jusqu’à couvrir des analyses complémentaires (prises de sang, analyse d’urine), mais ne couvrent jamais les frais liés à une maladie ou un accident. En se concentrant sur la prévention, ça permet de prolonger la vie de votre compagnon à quatre pattes, tout en maintenant une bonne qualité de vie.

Certains vétérinaires acceptent des paiements étalés, mais ce n’est pas un prérequis, donc soyez certain d’en discuter avec votre vétérinaire avant de commencer la consultation. Il existe également des organisations caritatives qui peuvent intervenir, dans une certaine mesure, dans les coûts vétérinaires. Il est cependant important de prendre conscience du fait qu’il ne s’agit là que d’aides aux personnes les plus défavorisées et que le jour où vous adoptez un animal, tous ses soins deviennent votre responsabilité. 

Questions à poser à son vétérinaire 

  1. Comment peut-on calculer combien un animal va nous coûter avant de l’acheter ?
  2. Quels sont les frais annuels prévisibles à prendre en compte ?
  3. Comment peut-on se préparer au mieux à assumer les frais prévisibles, mais aussi imprévisibles ?
  4. Conseilleriez-vous plutôt une assurance ou un compte d’épargne pour mon animal ?
  5. Auriez-vous une bonne assurance à me conseiller ?
  6. Faites-vous des plans de santé ?

Rédigé par Dr. Nerése Ellis

Validé par le Comité Scientifique Indépendent d’AnimEd Solutions